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ROND POINT DES ALLUMES DU JAZZ N° 9 "JOUER LOCAL ?"

17 SEPTEMBRE - 15H , salle de la mairie de Trois Palis, dans le cadre de "Jazz(s) à Trois Palis"

 

Animé par Philippe Allen

Invités : Jean-Marc Foussat musicien, producteur du label Fou Records

Michel Dorbon  producteur du label Rogue Art

Mathias Pontevia  batteur percussionniste. 

Jouer, c'est pour un musicien, user d'un instrument pour si possible faire de la musique avec.
Mais jouer, c'est aussi entamer une partie, et éventuellement l' « intéresser », en misant : on peut « jouer gros ». Ce que font les organisateurs de concert, les producteurs de disques. (Notons au passage que s'il n'y a pas d'argent il n'y a pas non plus d' « intéressement », pas de mise, pas d'intérêt à trouver, à recouvrer. C'est intéressant !) Et encore, on disait jadis – et l'on dit encore en anglais – « jouer un disque » (play a record).
Enfin, dans jouer, quand même, il y a la joie. La joie de jouer, la joie d'écouter jouer.
Mais local ?
La problématique de la relocalisation concerne d'autres secteurs que le secteur industriel où la globalisation montre ses limites même aux plus aveugles. Pour mémoire : destruction, dépendance, déshérence, décadence.
Destruction : de l'emploi au profit de l'exploitation des moins-disants, de la nature ; dépendance envers les fournisseurs de matières premières et d'esclaves ; déshérence du service public ; décadence de la démocratie.
Comment se pose-t-elle à nous, musiciens, producteurs indépendants, de jazz, de musique improvisée, à l'heure de la « sono mondiale » ?
C'est par des comptes rendus d'expérience que nous tenterons de la formuler, et d'y répondre. Expériences où le travail du local ne s'oppose pas aux échos du lointain, mais, justement lui donne une surface où se
répercuter. Une surface, donc un lieu et, par extension, un milieu. D'où la question du local, sans lequel, aucune onde ne peut se propager, aucune musique se jouer, la joie se partager.

 

* L'arrière-plan, pour les musiciens : à quoi ressemblent les réseaux informels dans lesquels ils jouent (dans quelle proportion), particularité (accueil, conditions, fréquentation), intérêt de ce réseau ?

* L'arrière-plan, pour les producteurs : comment articuler le global et le local, voir le local au local sans « régionalisme » (The Bridge) 

* L'arrière-plan, pour les organisateurs : mettre en rapport des subjectivités (sujets/public) ; fournir une alternative aux scènes confisquées...

* L'arrière-plan, pour les disquaires (indépendants) : (re)devenir un commerce de proximité, un médiateur (et non un représentant de commerce), comment, dans (et avec) quelles conditions ?